Dans un rapport sur l’analyse de la pollution sonore de nos océans, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) souligne combien les sons provoqués par l’Homme et son activité en mer menacent la vie des mammifères marins, et notamment des grands cétacés.
L’océan n’est plus le sanctuaire du silence qu’il était jadis, il est désormais envahi de nombreux sons polluants d’origine humaine, tels que ceux provoqués notamment par les sonars basse fréquence militaires qui servent à repérer les sous-marins ou par les canons à air utilisés pour la prospection pétrolière offshore.
Ces inteférences accoustiques gênent beaucoup les mammifères marins qui ont recours à l’écholocalisation pour communiquer entre eux, se repérer ou rechercher leur nourriture.
« Depuis les années 1990, plusieurs échouages, majoritairement de baleines à bec, ont été corrélés avec des exercices navals mettant en oeuvre des sonars actifs de forte puissance, et parfois également avec des tirs sismiques» confirme Xavier Lurton coauteur du rapport
En septembre 2002 par exemple, après que des navires de l’OTAN aient réalisé des exercices entre les Canaries et le détroit de Gibraltar, 14 baleines à bec ont été retrouvées échouées sur des plages avoisinantes.
L’europe travaille en ce moment à un projet de résolution invitant la communauté internationale à établir des mesures visant à réduire le bruit sous-marin. Il est impératif que nous trouvions des solutions pour réguler et diminuer la pollution sonore de nos océans, afin que puisse y retentir à nouveau le chant des baleines.
