Ah, la VG Terre tourne au ralenti ces temps-ci, désolée… Je ne sais pas pour vous, mais moi, je constate une sérieuse baisse de régime dernièrement. Ce n’est pas faute de me gaver de fruits et de légumes ou de dormir comme un bébé (qui ferait ses nuits)!
Je me sens aussi dynamique qu’un crustacé à marée basse et cela a une fâcheuse tendance à faire flirter mon moral avec l’élastique de mes chaussettes…
Et force m’est de constater que je ne semble pas la seule dans cet état léthargique. Il suffit de voir, au bureau, la queue qu’il y a désormais en permanence à la machine à café ou encore combien la cote de popularité de la (c’est une femme) chef de produit « vitamines » a augmenté depuis le début du mois.
Mais alors, d’où vient ce coup de mou général? Que se passe-t-il sur la planète?
La réponse, je l’ai eue aujourd’hui.
Ma journée commençait, à peu de choses près, exactement comme les jours passés: grand soupir du fin fond de l’âme au son de la voix criarde chantant l’Adhan (note : penser à changer de station sur mon radio-réveil parce que muezzin FM c’est vraiment pas terrible), grognements en rafales jusqu’à la douche, prise de conscience progressive au moment du café (qui a désormais remplacé le thé au petit déjeuner), gym dans l’ascenseur : on enchaîne, une série de bâillements, une série d’étirements, mâchoire, dos, épaules, un deux trois, un deux trois, gna gna gna, du coup arrivée épuisée dans ma voiture, check-list avant démarrage : lunettes de soleil sur le nez (rétine pas encore tout à fait réveillée oblige), bouteille d’eau à portée de main, chaussures aux pieds (et non pantoufles comme ça m’est déjà arrivé) et ipod connecté (avant j’écoutais un mix Lady Gaga – Simple Plan – Weezer, mais depuis peu j’ai dérivé vers une playlist plus calme et adaptée à l’humeur du moment : Joshua Radin – AA Bondy – Elliot Smith)…
Enfin bref, une journée qui commençait comme toutes les autres…
Mais ça n’a pas duré, au fur et à mesure que la matinée passait, j’ai constaté avec stupéfaction, que je me sentais plutôt en forme et que mon énergie, au lieu de décroitre exponentiellement à chaque minute écoulée, semblait au contraire augmenter. Et quand à midi, alors que je papotais avec un collègue dehors, j’ai sincèrement ri à l’une de ses remarques, là j’ai compris que quelque chose était différent :
1) Généralement ce collègue ne fait pas de blagues
2) Et quand il s’aventure sur la pente glissante de l’humour, c’est le plus souvent pour me laisser totalement de marbre
Et bref, j’ai réalisé que le seul élément différent des autres jours était qu’aujourd’hui le beau temps était de retour à Tunis! Serait-ce possible ? Le soleil serait-il mon sauveur ?
Echauffée par cette lumineuse révélation, j’ai décidé de lancer une petite recherche sur les qualités de mon nouvel astre préféré.
Et la réponse est oui, apparemment, un manque de lumière naturelle pourrait entraîner des coups de blues, de la fatigue, des faiblesses et/ou des douleurs musculaires, des fringales et une prise de poids…Ah ben je comprends mieux!!! Et moi qui croyait que ronronner sous la couette était bon pour moi…
J’ai retenu trois choses clés de mes lectures solaires (et je m’empresse de vous les communiquer). La lumière naturelle:
- permet la synthèse de 80% de nos besoins en vitamine D, vitamine qui favorise notre absorption de calcium dans l’intestin (important pour le squelette) et qui participe au renforcement de notre système immunitaire
- permet la production de mélatonine, hormone qui régule nos cycles physiologiques et notre rythme veille-sommeil (on dort mieux quand on augmente notre exposition au soleil)
- contribue à la sécrétion d’endorphines, composés opioïdes, par l’organisme, ce qui provoque une sensation de plaisir et de bien être, qui diminue le stress et l’anxiété, atténue la douleur (si douleur il y a), calme et apaise.
Donc voilà, chers VG terriens, c’est aussi simple que cela, le secret d’un hiver réussi et en forme réside dans votre exposition à la lumière naturelle.
Plus d’excuses pour ne pas braver le froid et la grisaille, il est important de passer à l’extérieur (et de jour, cela va de soi) un minimum de 15 à 30 minutes quotidiennement.

Ah ! Je m’en doutais depuis longtemps déjà ! Mais le fait que tu l’expliques aussi scientifiquement me ravit : Je croyais que ça n’était que dans la tête, genre on se réveille, on voit qu’il ne fait pas beau dehors, on rouspète et on décrète que la journée est pourrie, quoi qu’il advienne ! Et tout le reste de la journée, pour peu qu’on s’ennuie ou que l’on n’ait pas le moral, on regarde dehors : “oh ! quel temps pourri !” et c’est reparti pour quelques heures … Je vais tester la formule on-s-expose-au-moins-15-minutes-par-jour-à-la-lumière-extérieure ! Je te ferai un rapport dans quelques…mois