La France en route pour sauver les abeilles

janvier 31st, 2010

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« Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre » Albert Einstein

La cause de l’abeille n’est pas cause facile à défendre auprès du public. Connue et plus ou moins appréciée pour le miel qu’elle fabrique, l’abeille reste cependant le plus souvent l’objet d’aversions ou de phobies irrationnelles, les gens craignant sa piqûre douloureuse. Et pourtant, cet insecte n’attaque pas !!! Quand l’abeille pique, c’est pour se protéger et protéger ses consœurs contre un agresseur. D’ailleurs, bien souvent, la manœuvre entraine la perte de son dard et la mort par déchirement de son abdomen.

Ce que l’on sait moins en revanche à propos de cet insecte, c’est qu’il est fondamental pour notre écosystème. Lorsque l’abeille vient recueillir le nectar et le pollen sur les plantes à fleurs, elle en assure involontairement la pollinisation en transportant le pollen d’une plante à l’autre. Et cette simple action permet la reproduction de près de 80% des espèces végétales de la planète (ce qui représente 35% des ressources alimentaires mondiales).

Bien que les abeilles ne soient pas le seul insecte pollinisateur, l’Europe et les Etats-Unis ont émis des inquiétudes devant la hausse anormale de leur mortalité sur les deux continents. Les scientifiques soupçonnent les pesticides, les plantes génétiquement modifiées, ou encore la diminution de la diversité florale, d’être les principaux facteurs responsables de l’accroissement de leur disparition.

Dans un effort de lutte contre cette tendance alarmante, le ministère du développement durable en France a annoncé, la semaine dernière, une initiative plutôt intéressante. Au printemps 2010, plus de 250 km d’accotements routiers vont être semés d’espèces végétales mellifères (dont le nectar est exploitable par les abeilles). Cela permettra de diversifier le bol alimentaire de ces insectes et de renforcer leurs défenses immunitaires. Ceci  viendra compléter l’effort des agriculteurs qui effectuent déjà ce que l’on appelle des «jachères apicoles », ce qui consiste  à planter des fleurs sur les terrains en jachère.  L’efficacité de la démarche sera mesurée sur trois ans et si les résultats s’avèrent probants, l’objectif  visera à  étendre l’initiative à l’ensemble du réseau routier français, non concédé  (soit environ 12 000km).

Sur la VG Terre, nous apprécions l’idée, et que les résultats soient positifs ou pas, nous trouvons qu’il n’y aura jamais trop de fleurs le long de nos routes… 

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